En file classique, Valorant te balance sur une map ; en compétitif, jamais. Avant un match sérieux, les deux équipes font un map veto — un pick & ban qui décide des maps jouées. C’est l’un des moments stratégiques les plus importants d’un match, et une fois que tu l’as compris, tu regardes le jeu pro complètement différemment. Voici comment ça marche, et comment en lancer un toi-même.
C’est quoi le map veto ?
Le map veto est la phase de draft des maps. Au lieu d’une map aléatoire, les deux équipes bannissent à tour de rôle les maps qu’elles ne veulent pas et choisissent celles qu’elles veulent, jusqu’à verrouiller les maps du match. Ça se passe avant même le début de la partie, dans un lobby ou sur un outil dédié.
Ça existe parce que les maps de Valorant ne conviennent pas à toutes les équipes de la même façon. Un roster bâti autour de Breeze joue très différemment d’un roster qui vit sur Split, donc laisser les équipes façonner la liste des maps fait partie de l’intégrité compétitive.
Le pool de maps (et pourquoi il change)
À un instant donné, seule une partie des maps de Valorant est dans le pool compétitif actif — en général autour de sept. Riot fait tourner les maps régulièrement pour garder le jeu frais et empêcher les équipes de sur-maîtriser un set figé.
Comme le pool tourne, vérifie toujours quelles maps sont actives avant de préparer un veto. Une map bannie chaque partie le split dernier n’est peut-être même plus dans le pool.
Comment se déroule le veto
L’ordre exact dépend du format et de l’organisateur, mais les schémas courants sont :
- Best of 1 — les deux équipes bannissent à tour de rôle jusqu’à ce qu’une seule map reste. Cette dernière map est jouée, et un round au couteau ou une règle décide des camps.
- Best of 3 — chaque équipe bannit une map, puis chaque équipe en choisit une à jouer, puis deux bans laissent une map décisive. L’équipe qui n’a pas choisi une map choisit en général son camp de départ.
- Best of 5 — une version plus longue de la même idée, avec plus de picks pour jouer une grande partie du pool.
Le veto est stratégique, pas une formalité
Un bon veto gagne des parties avant même le premier tir. Les équipes bannissent leurs maps les plus faibles et celles que l’adversaire domine, puis orientent le match vers leurs picks de confort. Scouter les stats de map de l’adversaire, c’est la moitié du travail.
Le choix du camp compte aussi : certaines maps favorisent nettement l’attaque ou la défense, donc choisir le bon camp de départ après un pick de map peut valoir plusieurs rounds.
Comment lancer ton propre map veto
Pas besoin d’un tournoi pour utiliser un vrai veto — c’est parfait pour les scrims, les matchs maison, ou juste choisir une map équitablement en groupe. Tu peux le faire à la main, mais un outil dédié garde ça propre et rapide.
On utilise Proban pour ça — un outil de draft gratuit (sans compte, sans installation) avec un map draft Valorant, des bans alternés sur le pool, des timers, et un lien partageable pour que les deux capitaines vetoent en temps réel. Il a même un overlay prêt pour le stream si tu castes ton propre événement maison.
Aide-mémoire
Le veto en résumé :
- En compétitif, on bannit et on choisit les maps au lieu d’en jouer une au hasard.
- Seul le pool actif (environ sept maps) est en jeu — il tourne, donc vérifie-le.
- Bannis tes maps faibles et les meilleures de l’adversaire ; choisis tes maps de confort.
- Le Bo1 alterne les bans jusqu’à une map ; le Bo3 mêle bans et picks avec une map décisive.
- Lance le tien avec un outil comme Proban pour tes scrims et matchs maison.

